fr | en

N° 61 - 2019 Consult a
previous publication

voir l'article en PDF

«« Return

Hôtel Intercontinental Genève

Luxe puissant et mesuré

Il est l’un des hôtels de luxe mythiques de Genève et aussi le plus haut bâtiment de la cité de Calvin.

Sobre d’apparence, cet établissement, aux lignes caractéristiques de l’architecture des années 60 concentre néanmoins en son sein une atmosphère rare pour un palace, tant elle est chaleureuse. Piloté depuis 2017 par un homme à l’expérience solide et internationale, l’hôtel Intercontinental de Genève nous ouvre ses portes le temps d’une visite éblouissante.

Faire rêver à Genève dans le secteur de l’hôtellerie relève du tour de force, tant l’offre en la matière est pléthorique. Pas moins de quatorze palaces trônent fièrement en ville, de sorte que Genève est l’une des métropoles les plus denses en termes d’hôtels de luxe au monde. Chacun revendique dès lors une histoire avec une star ayant séjourné à l’hôtel ou une anecdote historique pour attirer le touriste. A l’hôtel Intercontinental, la devise semble tout autre, privilégiant la maxime «pour être heureux vivons cachés»! Le luxe de cet établissement se cache en effet dans son antre et ne se veut pas le moins du monde ostentatoire. De prime abord, l’hôtel paraît comme sobre dans le paysage genevois. Une tour simple, signée de l’architecte Addor, haute mais discrète, sombre quoique vitrée et malgré tout attirante. Un magnétisme inexplicable propre aux lieux qui ont une âme, aux foyers qui savent recevoir et dont le moteur est la passion. Pour nous ouvrir les portes de cet hôtel mythique, un hôte au parcours riche et à l’implication sans faille, François Chopinet, actuel directeur général de l’établissement et directeur régional suisse pour le groupe IHG (Intercontinental Hotels Group), pilote ainsi l’hôtel depuis 2017 avec une précision redoutable et une agilité que seule l’expérience peut offrir. Il revient sur son parcours atypique et brillant. «J’ai démarré à l’Intercontinental de Genève en 1981 en tant que stagiaire. Puis, la vie m’a emmené 7 années durant au Liban et 12 ans à Cannes, où j’ai eu la chance de vivre le centenaire du Carlton en 2013 à la tête de ce palace magique» Passionné par son expérience cannoise, l’homme est tout de même revenu au sein de son premier hôtel et gère aujourd’hui une véritable machine regroupant 333 chambres et suites, et environ le même nombre d’employés. «Nous avons un employé par chambre, ce qui permet d’offrir un service impeccable à nos clients» ajoute le directeur qui parle avec amour de son hôtel. «L’intercontinental de Genève est un bâtiment classé au patrimoine et revêt les codes typiques de l’architecture des années 60. Nous avons l’immeuble le plus haut de Genève et donc l’une des plus belles vues du Bassin genevois. Notre plus haute et plus belle suite, «La Résidence», est l’une de nos fiertés et propose une vue époustouflante à 360°, de quoi subjuguer les touristes les plus aguerris». Conçue par le célèbre architecte new-yorkais Tony Chi, cette suite divisible offre, lorsqu’elle est entièrement privatisée, une superficie totale de 650 m2. L’occuper est un privilège, la visiter un honneur! Le directeur général nous confie aux mains expertes de Cyril, homme aux clefs d’or de l’établissement, pour nous faire visiter le joyau du sommet. Un jet d’ascenseur plus tard, nous sommes propulsés au 18e et dernier étage de la tour, face à une éclatante double porte laquée bleu roi. «Prêt?», sourit notre guide. Les portes s’ouvrent et font s’arrêter le temps, ne laissant passer qu’un silence rare en plein centre-ville. La pièce est à couper le souffle. Le luxe est discret, les matériaux exceptionnels, la luminosité dosée, la vue, époustouflante et le calme olympien. Au fil de la visite, le regard n’arrive pas à se fixer sur un objet, tant «La Résidence» regorge de détails et de bon goût. 650 m2 de raffinement où tout est délicatement pensé et où l’harmonie générale impressionne. Le coup de cœur de la rédaction revient à l’une des salles de bains, où la symétrie parfaite de la pièce n’est là que pour sublimer une spectaculaire baignoire circulaire en marbre gris qui n’a comme voisin que le ciel genevois. Déposée face à une baie vitrée immense et sans vis-à-vis, y prendre un bain doit sembler être un avant-goût de paradis.

Le tour de force de l’Intercontinental qui a su allier luxe et discrétion, est le reflet du savoir-faire suisse en matière d’hôtellerie et vient confirmer la place d’une Genève internationale brillante.
Emmené par une direction cinq-étoiles et une équipe dévouée, l’Intercontinental de Genève peut se targuer d’être un des acteurs phares du rayonnement genevois et contribue à sa façon au prestige de la Suisse.

Maximilien Bonnardot